Archives mensuelles : juin 2015

JEUMONT, WAVRECHAIN sous Denain déclarées Hors-TAFTA!

zone-hors-tafta.

Nos élus s’appliquent à traduire en actes
les engagements pris devant les citoyens.
A leur initiative, deux conseils municipaux
ont adopté cette motion

La Commission Européenne négocie actuellement deux accords de libre-échange : l’Accord Économique et Commercial Global (CETA) avec le Canada et le Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement (TAFTA ) avec les États-Unis. Ils visent à instaurer un vaste marché dérégulé : le Grand Marché Transatlantique (GMT). A cela s’ajoute la négociation d’un accord international sur les services (TISA) qui obligeraient les États à accorder les mêmes subventions au privé qu’au public. Négociés dans le plus grand secret, ils pourraient être ratifiés sans la moindre consultation descitoyens et des parlements nationaux.C’est un déni de démocratie évident.
Ces traités prévoient que les législations et normes sociales, environnementales, sanitaires, phytosanitaires, techniques,… soient « harmonisées » pour faciliter le libre-échange. Or les USA sont aujourd’hui en dehors des principaux cadres du droit international en matière écologique, sociale et culturelle et du droit du travail. Ils refusent d’appliquer les conventions de l’Organisation Internationale du Travail, le protocole de Kyoto contre le réchauffement climatique, la convention pour la biodiversité, et les conventions de l’UNESCO sur la diversité culturelle. Leurs normes et règlements sont beaucoup moins protecteurs pour les populations qu’en Europe.Ce marché libéralisé avec le Canada et les États Unis tirerait donc toute l’UE vers le bas. Ces traités permettraient aux grosses entreprises et au monde de la finance de contourner les lois et les décisions qui les gêneraient.
Une telle architecture juridique limiterait les capacités légales déjà faibles des États à maintenir des services publics (éducation, santé,..) et des activités associatives, sociales et culturelles préservées du marché, à garantir la protection sociale et le respect de critères sanitaires (obligation d’accepter les OGM, la viande aux hormones, le poulet lavé au chlore…), à investir dans les secteurs d’intérêt général comme la transition énergétique…De plus, ces traités permettraient aux grosses entreprises, via le « mécanisme du règlement des différends » d’attaquer devant une juridiction privée les États ou les collectivités locales qui ne se plieraient pas à ces exigences de dérégulation et limiteraient ainsi « leurs bénéfices escomptés » ! Elles pourraient réclamer de lourds dommages et intérêts à l’État ou aux communes, faisant exploser la dette publique.
Ces accords s’appliqueront à tous les niveaux de l’État, y compris au niveau des communes, ce qui rendra impossible financièrement le maintien des services publics et le soutien à l’économie locale. Les élus locaux auraient beaucoup moins de latitude pour définir les cahiers de charges des appels d’offre, les clauses de contenu social et environnemental pourraient, par exemple, être dénoncées par des entreprises déboutées.
POUR TOUTES CES RAISONS, les élus réunis en Conseil Municipal
– manifestent leur opposition à ces deux traités (CETA et TAFTA) dont l’objectif vise avant tout la dérégulation, la marchandisation du monde et l’amplification de la concurrence.
– dénoncent également la négociation de l’accord sur les services (TISA) qui vise à détruire la majorité des services publics.
– demandent un moratoire sur les négociations de ces traités et la diffusion immédiate des éléments de la négociation.
– refusent toute tentative d’affaiblir le cadre réglementaire national ou européen en matière d’environnement, de santé, de protection des travailleurs et des consommateurs se déclarent Hors grand marché transatlantiquezone-hors-tafta.

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REFERENDUM GREC

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Un fidèle lecteur de ce blog nous signale ce passage du discours
d’Alexis Tsipras

 » Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit. La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuples, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple.  » –

Voici le discours intégral :

«Pour la souveraineté et la dignité du peuple grec» (Alexis Tsipras, Athènes, samedi 27 juin 2015)

« Depuis 6 mois, le gouvernement hellénique se bat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour mettre en œuvre le mandat que vous lui avez confié à l’issue des élections du 25 janvier.
Un mandat qui nous enjoint de négocier avec nos partenaires pour mettre fin à l’austérité et faire en sorte que notre pays renoue avec la prospérité et la justice sociale.
Un mandat qui nous enjoint de parvenir à un accord viable, respectueux de la démocratie comme des règles de l’Union, et qui permettra à la Grèce de sortir définitivement de la crise.

Tout au long de cette période de négociations, on nous a demandé d’appliquer les mémorandums qu’avaient signés les gouvernements précédents, mémorandums que le peuple grec a pourtant catégoriquement rejetés lors des dernières élections.

Mais nous n’avons pas un seul instant envisagé de céder.
De trahir ― autrement dit ― votre confiance.

Après cinq mois de dures négociations, nos partenaires ont malheureusement abouti, lors de l’Eurogroupe d’avant-hier, à une proposition en forme d’ultimatum, un ultimatum adressé à la démocratie grecque et au peuple hellénique.
Un ultimatum qui contrevient aux principes fondateurs et aux valeurs fondamentales de l’Europe, de la construction européenne.
La proposition faite au gouvernement fait peser sur le peuple grec de nouvelles charges, intolérables, mine la société, sape tout espoir de reprise économique en perpétuant l’incertitude et en aggravant encore les inégalités.
La proposition des Institutions comprend des mesures conduisant à une dérégulation accrue du marché du travail, des coupes dans les pensions de retraite, de nouvelles réductions de salaires dans le secteur public ainsi qu’une augmentation de la TVA sur les aliments, l’hôtellerie et le tourisme ; les Institutions préconisent dans le même temps la suppression des exemptions fiscales pour la Grèce insulaire.
Ces propositions, qui portent directement atteinte aux acquis sociaux européens et aux droits fondamentaux ― droit au travail, à l’égalité et à la dignité ―, prouvent que certains de nos partenaires, que certaines de ces Institutions ne souhaitent pas parvenir à un accord viable, également profitable à toutes les parties, mais ont pour objectif d’humilier tout un peuple.
Ces propositions démontrent l’insistance mise ― en particulier par le Fonds Monétaire International ― sur une politique d’austérité extrême et punitive.
Les puissances aujourd’hui à la tête de l’Europe doivent dès lors, et plus que jamais, se hisser à la hauteur des circonstances et prendre des initiatives qui mettront fin à la crise de la dette publique grecque, une crise qui affecte d’autres pays européens et menace le futur même de l’intégration européenne.

Grecques et Grecs,

Nous sommes aujourd’hui porteurs d’une responsabilité historique à l’égard des luttes menées et des sacrifices consentis par le peuple grec pour la protection de la démocratie et de notre souveraineté nationale ; c’est notre responsabilité envers l’avenir de notre pays.
Cette responsabilité nous oblige à répondre à cet ultimatum en nous appuyant sur la volonté souveraine du peuple grec.

Au Conseil des Ministres qui vient de se tenir, j’ai solennellement proposé l’organisation d’un référendum afin que le peuple grec puisse se prononcer souverainement.
Cette proposition a été adoptée à l’unanimité.
Demain, l’Assemblée nationale se réunira en séance plénière extraordinaire afin d’entériner la proposition du Conseil des ministres en vue de la tenue, ce dimanche 5 juillet, d’un référendum à la faveur duquel les citoyens seront appelés à dire s’ils acceptent ou refusent la proposition faite par les Institutions.
J’ai déjà informé de ma décision le Président de la République hellénique mais aussi, par téléphone, le Président de la République française, la Chancelière de la République d’Allemagne et le président de la Banque Centrale Européenne ; demain, j’adresserai un courrier officiel aux dirigeants de l’Union Européenne et aux Institutions pour leur demander de prolonger le programme de quelques jours en sorte que le peuple grec puisse se prononcer librement, hors de toute pression et de tout chantage, conformément à la Constitution de notre pays et à la tradition démocratique européenne.

Grecques, Grecs,

Face à cette mise en demeure dont le but est de nous faire accepter une austérité extrême et humiliante, sans fin, sans perspective de redressement social et économique, je vous invite à vous prononcer souverainement, fièrement, comme l’histoire grecque vous y enjoint.
Répondons à l’autoritarisme et à l’austérité extrême par la démocratie, avec sérénité et détermination.
Que la Grèce, ce lieu qui a vu naître la démocratie, adresse une réponse démocratique retentissante à la communauté européenne, à la communauté internationale.
Je m’engage à respecter le résultat de votre choix démocratique, quel qu’il soit.
Je suis absolument sûr que votre décision fera honneur à l’histoire de notre patrie et sera un message de dignité adressé au monde.
En ces heures cruciales, nous devons tous nous rappeler que l’Europe est la maison commune de ses peuples. Que l’Europe ne se répartit pas entre des « propriétaires » et des « invités ».
La Grèce est et demeurera une partie indissociable de l’Europe et l’Europe une partie indissociable de la Grèce.
Mais une Europe sans démocratie sera une Europe sans identité et sans boussole.
Je vous appelle tous et toutes, dans un même élan national, dans l’unité et la sérénité, à prendre les décisions que nous méritons.
Pour nous, pour les générations suivantes, pour l’histoire des Grecs.
Pour la souveraineté et la dignité de notre peuple. »

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Source :

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Pour François, pour ses camarades

Le discours de Jean Luc Mélenchon
ce jeudi au Père Lachaise est visible
sur ce lien :

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Francois_Delapierre

François Delapierre, notre camarade, est décédé. Une tumeur fulgurante l’a enlevé à l’amour des siens et au combat politique pour l’émancipation humaine qui a occupé sa vie jusqu’a son dernier souffle. Beaucoup perdent aujourd’hui à la fois un être très cher et un meneur sans lequel la vie et le combat sont plus difficiles.
Francois Delapierre marche parmi les résistants de si longue date ! Il s’est engagé dans la lutte d’abord dans le mouvement social puis dans le combat politique qu’il a commencé à l’âge de quinze ans. Théoricien autant qu’organisateur, François Delapierre a écrit des livres et conduit de très nombreuses campagnes politiques. Premier délégué général du PG lors de sa création, puis aux premiers rangs des fondateurs du Front de Gauche, il a dirigé notre campagne présidentielle de 2012. Le corps brisé mais l’intelligence intacte, il a maintenu jusqu’à la fin sa participation au combat en dictant l’éditorial du bulletin hebdomadaire « A gauche » qu’il animait.
Si nous disons notre douleur et si nous organisons ses funérailles c’est pour qu’elles soient, en accord avec sa vie et nos partages, un appel à prolonger l’inépuisable combat que la mort, d’où qu’elle vienne, ne vaincra jamais.
Jean-Luc Mélenchon au nom du Secrétariat National du PG

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Élections régionales Nord pas de Calais Picardie, le temps d’un nouveau souffle est venu !

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Appel Citoyen 2015
Chères et chers citoyens,

Trois ans après son élection, le quinquennat de François Hollande apparaît au grand jour comme une alternance sans alternative. En effet, s’il est prétendu que c’est la gauche qui gouverne ce pays, dans les faits, c’est indiscutablement une politique de droite qui est menée.Dès lors, pour de nombreux concitoyen(ne)s, la gauche et la droite c’est pareil : la confusion est à son comble.

Cette trahison suscite la colère et amène les citoyen(ne)s à s’abstenir massivement lors des élections, comme nous l’avons encore constaté lors des élections départementales. Ces élections ont également été marquées par l’effondrement du Parti Socialiste dans la Région Nord Pas de Calais Picardie et par la montée en puissance du Front National.

Déjà, les états – majors du PS et de l’UMP préparent un scénario bien huilé, dans la perspective des élections régionales de Décembre 2015 : rassemblement de la « gauche » lors du 1er tour et « Front républicain » au second tour, pour « faire barrage » au Front National . Nous refusons que les élections régionales se résument à un choix binaire entre le Front National et un Front républicain sans contenu.

Nous pensons qu’un autre voie est possible : celle du rassemblement de toutes celles et ceux qui souhaitent une alternative démocratique, sociale et écologique. Nous sommes convaincus qu’un tel rassemblement est en mesure de remobiliser les citoyens et de construire du neuf.

Nous proposons de prendre appui sur les expériences positives des élections départementales dans l’Oise ou à Lille pour franchir une nouvelle étape dans la construction de ce rassemblement.

Le temps d’un nouveau souffle est venu. Nous proposons de sortir de la triple impasse dans laquelle est enfermé notre pays : démocratique, écologique et austéritaire.

Nous voulons rendre le pouvoir aux citoyen(ne)s : nous nous engagerons à associer les habitant-e-s à travers des assemblées citoyennes et des consultations populaires, notamment sur les grands projets d’infrastructures lancés ou soutenus par la région.

Nous voulons faire de la région un bouclier écologique et social contre les politiques d’austérité : Nous rejetons les politiques économiques qui font de l’austérité un avenir sans horizon et conduisent à l’appauvrissement d’une partie croissante de la population. La solution n’est pas dans le dogme de la croissance à tout prix, mais dans la relance d’activités socialement utiles et écologiquement soutenables. Nous nous mobiliserons aux côtés des citoyennes et des citoyens contre la baisse des dotations publiques de l’Etat.

Nous pensons qu’un programme alternatif ne suffira pas en soi à remobiliser les citoyens. Au delà du contenu programmatique, il faut donc créer les conditions de l’implication populaire : élaboration du programme et désignation des candidats dans le cadre d’assemblées citoyennes, refus du cumul des mandats sous toutes ses formes, …

Nous en appelons donc, nous citoyens, engagés ou pas, dans des associations, des syndicats ou des partis politiques à la construction de cette dynamique citoyenne.

Créer l’enthousiasme suppose de rompre avec les schémas traditionnels. Osons et inventons car, comme le disait Victor Hugo, « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue ».

Vous avez des questions? Des remarques? Vous souhaitez soutenir ou signer ce texte? Envoyez-nous vos coordonnées à l’adresse suivante !
regionalesnpdcpicardie@gmail.com

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