Archives mensuelles : octobre 2012

Réplique au rapport Gallois sur la compétitivité

Rapport Gallois sur la compétitivité : un rapport aussi usé que le cerveau de son auteur et aussi ringard que le projet social démocrate du gouvernement.

La bataille idéologique fait rage du côté du patronat qui se sent poussé des ailes par l’écoute bienveillante du gouvernement Ayrault.
Depuis quelques semaines les médias à la botte du pouvoir distillent leur propagande sur le « coût du travail trop élevé en France » ce qui nuirait à la « compétitivité des entreprises ».
Pour faire faire avaler la couleuvre, le gouvernement commande un rapport « d’experts » avec à sa tête le sieur Gallois, expert officiel du Monarque Hollande et les médias « officiels » mettent en avant comme de vulgaires bouffons l’appel des 98 patrons voyous.
Le petit problème pour ceux qui rabâchent le même discours lénifiant depuis 30 ans est que partout dans le monde leur modèle s’effondre.
Contrairement à ce qu’ils pensent, le monde du travail a un cerveau et sait s’en servir.
Pour démonter que ces pantins se trompent et manipulent l’opinion, je publierai 3 articles argumentaires.
Chacune et chacun pourra se faire une opinion en toute transparence.

1) Avoir le courage politique de s’en prendre aux vrais profiteurs!

Chaque jour on apprend la fermeture d’une usine qui réalise des profits, le suicide de salariés victimes de la tyrannie de la productivité et de harcèlement, des gens dormant s dans leur voiture parce qu’ils ne peuvent plus payer leur loyer victimes de ce cancer de la précarité, des femmes mis en garde à vue pour le simple fait d’avoir volé de la nourriture pour nourrir leurs enfants…
Et pendant ce temps ceux qui se vautrent dans un luxe insolent voient leur fortune augmenter d’année en année en exploitant le monde du travail (1) , en volant l’état en ne payant pas leur impôt avec le scandale de ces 600 milliards d’évasion fiscale (2)… Et ces capitalistes, cette bourgeoisie délinquantes et égoïstes ne sont jamais inquiétés et sont même protégés au plus haut niveau de l’état.
C’est à ces profiteurs et parasites qu’il faut avoir le courage de s’en prendre si on veut une économie efficace, partageuse, juste et solidaire.
C’est tout le sens du programme du front de gauche l’humain d’abord: une rupture avec le capitalisme!

(1)http://www.inegalites.fr/spip.php?article269

(2) http://leplus.nouvelobs.com/contribution/364957-exiles-fiscaux-pourquoi-les-politiques-se-trompent-de-priorite.html

2) Avoir le courage politique de s’en prendre aux vrais assistés !


Une énorme pression idéologique est en cours dans l’ensemble des médias depuis plusieurs mois afin de culpabiliser le peuple. « Les Français auraient vécu au dessus de leur moyen et devront faire des efforts pour rembourser la dette s’ils ne veulent léguer à leur enfant une société en faillite… » ou « La France et les Français qui travaillent ne peuvent plus assumer l’assistanat de ceux qui ne travaillent plus … »
Les libéraux comme les sociaux libéraux, les médias qui les soutiennent, les experts en tous genre qui défilent sur les plateaux télé, pilonnent l’opinion publique avec cette propagande mensongère mais calculée afin d’anéantir tout esprit de contestation du système capitaliste.
Si ce pilonnage médiatique n’est pas sans effet, il fait aussi effet de boomerang En creusant un fossé entre ceux qui défendent ce système alors qu’une majorité de Français le conteste…
La question qui est posée au front de gauche est de convaincre celles et ceux qui doutent qu’une autre politique est possible, de la justesse et de l’efficacité de son programme l’humain d’abord et de la détermination de ses partisans et représentants à s’en prendre aux vrais responsables de la régression sociale et économique en cours.
Cette identification des causes et des responsabilités de cette crise économique, sociale et morale rend nécessaire de fournir des informations et arguments favorisant une grille de lecture et de compréhension de classe !
Les révélations sur l’évasion fiscale faites par le grand reporter du journal la croix, Antoine Peillon, a démontré et démonté en quelques chiffres la propagande sur le montant soit disant exorbitant de la dette publique. Antoine Peillon a chiffré à 600 milliard l’évasion fiscale en France sur plusieurs années.
A titre de comparaison, cela représente plus d’un tiers de la dette publique de la France au quatrième trimestre 2011. Un manque à gagner de près de 30 milliards d’euros par an pour le fisc (1).
Notre camarade Sénateur Eric Bocquet rapporteur de la commission d’enquête sur l’évasion fiscale et les actifs hors de France et ses incidences fiscales a présenté les conclusions de son rapport lors d’une conférence de presse, mardi 24 juillet et chiffre entre 30 et 36 milliards le coût minimum pour l’Etat français de l’évasion fiscale (2).
Nous devons porter ces informations vérifiables par tous à la connaissance de tous en utilisant tous les supports de communications possibles.
C’est en gagnant cette bataille idéologique que la culpabilisation changera de camp pour cibler les vrais parasites que sont les capitalistes et la bourgeoisie Française !
Cette victoire idéologique sera la base de la construction de résistances et de luttes sociales et politiques puissantes dont le front de gauche avec son programme l’humain d’abord pourrait être clairement identifié comme la force qui doit être majoritaire si l’on veut mettre en œuvre un vrai changement de société. Passons à l’offensive idéologique !

(1) http://www.challenges.fr/economie/20120330.CHA4908

(2)http://www.senat.fr/espace_presse/actualites/20120

3) Avoir le courage politique de s’en prendre au partage des richesses !

Dans deux précédentes publications, j’ai souhaité démontrer l’enrichissement insolent de quelques capitalistes au détriment du plus grand nombre, la délinquance fiscale de grands patrons et bourgeois avec l’évasion fiscale, et dans cette troisième publication le hold-up exercé sur les salariés depuis près de trois décennies.
La finance opère un racket au détriment du travail sur la richesse produite.
L’appauvrissement des Etats, comme des particuliers, et les dettes qui en résultent n’ont pas d’autre origine !
Ce constat a été établi par des responsables économiques qui sont loin d’être des révolutionnaires. Dans un entretien au Financial Times (septembre 2007), Alan Greenspan, l’ex-président Réserve fédérale américaine, observait «caractéristique très étrange » du capitalisme contemporain : « La part des salaires dans le revenu national aux Etats-Unis et dans d’autres pays développés atteint un niveau exceptionnellement bas selon les normes historiques.»
De son côté, la Banque des règlements internationaux qui regroupe les banquiers centraux de la planète notait en juillet 2007 : « La part des profits est inhabituellement élevée et la part des salaires inhabituellement basse. L’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’ont pas de précédent dans les 45 dernières années.»
La Commission européenne, elle, a calculé, dans un rapport de 2007, que la part des salaires dans l’ensemble de l’économie française est passée de 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points de la richesse totale du pays.
Les capitalistes aidés par les libéraux et sociaux libéraux ont obtenu pendant tout ce temps au capital d’accroître sa ponction sur les salariés à mesure qu’ils produisaient davantage et moins cher !
En 1982, salariés et chômeurs représentaient 84% de la population active et se partageaient 66,5% de la richesse, selon les chiffres de la Commission européenne ; ils constituent aujourd’hui 92% des actifs mais ne perçoivent plus que 57% des richesses. Non seulement la part des travailleurs s’est réduite, mais elle est divisée entre davantage de salariés!
Cet appauvrissement du travail est scandaleux car depuis 1982 la richesse créée par actif a augmenté de 30%. Ces fabuleux gains de productivité réalisés par les travailleurs ont été largement accaparés par le capital: dans les années 1980, 2 points de PIB par an étaient redistribués aux salariés ; depuis les années 1990, le ratio est tombé à 0,7 point de PIB par an ! Si on fait des moyennes par décennie : la part du travail est passée de 74,08 % pour 1974-1984 à 67,54 % pour 1997-2007. Soit 6,5 points de richesse perdus par les salariés.
Selon que l’on calcule par rapport au pic de 1982 ou en moyenne par décennie, la part perdue par le travail représente aujourd’hui entre 80 et 170 milliards d’euros par an. Les Dirigeants capitalistes et leurs actionnaires en veulent toujours plus. En 1990, 75 % de la part du capital étaient destinés aux investissements contre à peine 57 % en 2007. La part captée par les actionnaires est passée de 22 % à 36 %.
C’est donc bien la domination des actionnaires et leur avidité qui brise l’investissement. Contrairement à ceux qui nous accusent de ne pas être crédible alors qu’eux-mêmes ont échoué depuis trente, ces chiffres incontestables donnent une idée des marges de manœuvres qu’un gouvernement de Front de gauche pourrait mobiliser si l’on ajoute les chiffres que j’ai présentés dans les deux précédentes publications.
Notre programme l’humain d’abord a une cohérence et le front de gauche est déterminé à ce qu’il soit appliqué si on lui accorde une majorité pour qu’enfin le changement rime avec réalité quotidienne !

Comme vous le voyez le front de gauche est prêt. Qu’ils s’en aillent tous. Avec le peuple nous on saura faire !
Jean Pierre Pinon
Front de gauche

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30 septembre 2012 manifestation contre le TSCP

Evidemment, le comité Valenciennois du Parti de gauche était là pour grossir les rangs de la manifestation du 30 septembre à Paris contre le TCSG.

Le combat continue contre l’austérité qui ne peut amener que plus d’austérité et d’injustice. Rejoignez nous dans cette lutte pour un monde meilleur!

 

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