National

Résultats de la votation citoyenne

La votation citoyenne pour le droit de révoquer les élus impulsé par le Parti de Gauche a mobilisé des  bénévoles et des votants pendant 4 jours, dans 75 départements français y compris la Guadeloupe et l’Ile de la Réunion. 500 urnes ont été ouvertes où chacun pouvait répondre à la question « Etes-vous favorables au droit de révoquer les élu-e-s.

Visiblement, la question posée répondait bien à l’aspiration des français puisque 184 892 personnes ont participé à la votation.

Le Parti de Gauche se félicite d’une telle participation, exceptionnelle pour une votation qui était organisée pour la toute première fois. Il souhaite répondre favorablement aux demandes qui ont été exprimées en vue d’une nouvelle votation sur le même thème à une échéance à déterminer. Le Parti de Gauche propose que la prochaine édition de la votation soit organisée par un rassemblement citoyen le plus large possible. Il fera cette proposition tant au mouvement M6R qu’au FDG et plus globalement à toutes organisations de gauche opposées au gouvernement.

Campagne d’éducation populaire pour l’acquisition d’un droit citoyen nouveau, la votation a – logiquement – très majoritairement recueilli des voix favorables au droit de révoquer les élus à partir de la mi-mandat. Ainsi, 181 186 se sont prononcées pour le OUI (98%) tandis que 3 706 personnes ont voté NON (2%). Rappelons qu’un sondage organisé par le journal « 20 minutes » donnait également une majorité au droit de révoquer avant même le début de la votation.

Les Co –Secrétaires du Comité

Françoise Dupont Christophe Marescal

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Wattignies 2014 en images

C’est la deuxième année que nous célébrons la victoire de Wattignies, un moment d’histoire qui fut décisif pour la République, un moment qui traduisit l’efficacité d’une organisation politique où lois et décisions tendaient non seulement à consolider une forme nouvelle, mais aussi à satisfaire les aspirations des plus humbles en donnant la priorité au « droit à l’existence », un droit qui prévalait sur tous les autres. Cette date appartient à tous les Républicains, ce n’est pas la guerre qu’on y célèbre, évidemment, on y célèbre l’élan d’un peuple qui s’était découvert un an plus tôt composé de citoyens, à qui on avait dit « République » et qui se levait en masse pour la défendre, elle et ses promesses politiques et sociales.

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Manifestation pro palestinienne à Maubeuge

Manif Palestine Maubeuge 3

Nous soutenons les revendications palestiniennes dans la mesure où il n’y a pas de levée du blocus, dans la mesure où il n’y a pas de processus de paix  qui mène à  l’existence de deux États viables économiquement et politiquement. La politique de Benyamin Netanyahu, influencée par la droite et l’extrême droite ainsi que par le lobby des colons est néfaste  pour le peuple israélien et l’est encore plus pour le peuple palestinien qui subit des bombardements sans précédents. Cette disproportion de moyens entre des roquettes qui font très peu de victimes et des chasseurs bombardiers qui ravagent des quartiers entiers et font des milliers de morts n’est pas tolérable. L’état d’Israël poursuit de fait une politique de colonisation et nous comprenons qu’un peuple résiste. Il faut qu’Israël rompe avec cette politique catastrophique pour cette région du monde. Par ailleurs, il faut que nos dirigeants aient au moins la même position que l’ONU : sans levée du blocus il ne peut y avoir de paix durable. On ne peut renvoyer dos à dos un État colonisateur et surpuissant militairement et un peuple qui subit des bombardements massifs, qui tâche de se défendre et à qui on empêche d’avoir un État.

Manif Palestine Maubeuge 1

Manif Palestine Maubeuge 2

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Vasilica et maria doivent continuer à être logées Dignement et Humainement!

 SAMSUNG CAMERA PICTURES

La Cgt  agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions.

Elle agit pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, les libertés et les droits syndicaux, le plein exercice de la citoyenneté, la défense de l’environnement, pour la paix et le désarmement, pour les droits de l’homme et le rapprochement des peuples.

Considérant qu’en tant que Syndicat local il est de notre devoir de favoriser la solidarité locale entre les peuples, nous avons décidé d’aider Vasilica et Maria dans leur désir d’intégration.

Vasilica et Maria sa petite fille sont roumaines et Rroms, expulsées de leur camp à Villeneuve d’Asq, elles trouvent refuge dans un premier temps à la Bourse du Travail de Lille Fives. La solidarité s’organise devant la menace d’expulsion vers la Roumanie. La lutte avec les Rroms des organisations syndicales permettra d’obtenir un jugement du tribunal administratif contre la décision du Préfet. Par ce jugement du 24 décembre 2014 le Tribunal Administratif de Lille impose un relogement à la préfecture.

Maria et Vasilica sont relogées en janvier, dans un foyer Mère/enfant à Avesnes sur Helpe dans un petit appartement, dans des conditions dignes et humaines. Elles bénéficient de l’Aide Sociale à l’Enfance.

Vasilica suit des cours de français, elle est inscrite à un organisme de formation, à l’ANPE et à l’aide médicale d’Etat.

Nous avons trouvé pour elle une possibilité de stage, que nous pourrions rapidement concrétiser !

Vasilica parle le Français, le Roumain, le Romanes et l’Espagnole elle a tout pour réussir!

Vasilica et Maria se sont vus signifier une fin de prise en charge pour fin juin 2014, ce qui conduirait à la perte de leur logement actuel et une redirection vers un CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) à coup sûr se serait un frein à leur intégration et à la possibilité pour Vasilica de trouver un emploi.

Nous ne pouvons laisser faire, les Rroms sont des citoyens de l’Europe, malheureusement considérés comme un problème, alors qu’ils ne sont que 20 000 en France pour 36 000 communes. Pourchassés et mal traités dans leurs pays d’origines, ils subissent partout des discriminations.

Nous appelons l’ensemble des syndicats Cgt de la région, les autres organisations syndicales, les associations, les partis politiques, les bonnes volontés, toutes celles et tous ceux qui se battent pour une Europe Sociale et Humaine à se mobiliser pour nous aider dans notre combat.   

Nous appelons toute personne susceptible d’offrir un emploi à Vasilica à nous contacter à l’adresse suivante :rom.mariasolidarite@laposte.net

Dans une Europe ou les capitaux et les marchandises circulent librement, une mère et son enfant de 15 mois ne peuvent être laissés sans solution. C’est une question de Dignité.

Vasilica et MariaVasilica et Maria

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Européennes, abstention et FN

Cet article n’engage que son auteur, pas le PG, ni même le comité Georges Maréchal.

Ce dimanche, nous avons vécu ce que d’aucuns appellent un « séisme ». Une abstention énorme et un FN à 25%. Suite à ces résultats, chacun doit faire son autocritique. Nous n’avons convaincu que 6,60% d’électeurs de se déplacer et de voter pour le Front de gauche. C’est beaucoup trop peu.

J’estime, à titre personnel, que nous avons échoué à la fois sur la forme et sur le fond. Je réserverai ces critiques aux discussions internes, afin de ne pas donner stupidement d’arguments à nos adversaires. Néanmoins, je pense qu’il fallait commencer par le dire, et la suite de ma réflexion donnera des pistes sur cette autocritique.

Dans les médias, le PS et l’UMP se renvoient la patate chaude, comprendre: la responsabilité. Je pense que les deux camps ont raison. Le résultat de cette élection découle de nombreux paramètres que je ne minore pas. Simplement, je vais m’axer sur ce que je crois être les raisons principales.

Pourquoi l’abstention et le vote FN progressent, et tout particulièrement lors de cette élection?

Je ne crois pas que la France devienne un pays raciste, tout comme je ne crois pas que la majorité des électeurs du FN adhère à ses idées. Je crois, d’abord, qu’il s’agissait d’envoyer un message. Celui des municipales n’a pas été compris. François Hollande, élu par le peuple de gauche, continue à mener une politique de droite, libérale, en allant « plus vite » et plus loin dans l’austérité. Si le message n’est jamais compris, alors pourquoi continuer à voter, sinon pour passer un message plus fort encore? Le président nous promettait une inversion de la courbe du chômage pour fin 2013 au plus tard. Nous sommes pratiquement en juin 2014 et le chômage continue de croître. Si encore cette politique produisait quelques effets, le peuple de gauche pourrait tolérer tous ces sacrifices qu’on lui impose, encore et encore. François Hollande a perdu les villes, il a perdu des sièges au Parlement européen, il va perdre les régionales… Il a déjà perdu ses électeurs, ses élus, ses soutiens acharnés vont suivre, chacun leur tour. Les députés ne peuvent plus suivre, ils ont besoin de leurs électeurs, ils ont besoin de se désolidariser avec ce fiasco s’ils veulent conserver un semblant de crédibilité pour les prochains scrutins.

C’est une première explication, mais pas la principale.

Pour moi, la raison principale est que, très progressivement, les libéraux continuent à brader, pièce par pièce, la démocratie.

J’ai été choqué, il y a quelques mois par une scène pourtant anodine. J’ai probablement été le seul choqué. C’était lors d’une manifestation d’ouvriers qui devaient perdre leurs emplois. Il y en a tant depuis des années qu’on y prête presque plus attention. C’est devenu tellement banal. Presque normal. Parmi eux et aux premiers rangs, il y avait des élus, socialistes, pour l’essentiel. Il y avait surtout une députée maire socialiste.

Que faisait-elle là? Comment peut-on arpenter les rues d’une petite ville avec environ 200 ouvriers quand on tient la ville, le département, la région, le sénat, la majorité parlementaire, le gouvernement, la présidence de la République? Comment peut-on en arriver là… alors qu’on est censé détenir pratiquement les pleins pouvoirs dans le pays? La réponse est toute simple: le peuple et ses représentants ont été dépouillés de leurs pouvoirs réels.

Certains me rétorqueront que c’est la faute de l’Union Européenne. Et je répondrai que ce n’est qu’un cache sexe. Parce que l’Union Européenne, elle a été construite telle qu’elle est par les libéraux. Donc rejeter la faute sur l’UE, c’est rejeter la faute sur ceux-là même qui sont au pouvoir et leurs prédécesseurs. Ceux qui nous expliquent à longueur de JT qu’il n’y a qu’une politique possible, en omettant bien de dire qu’ils ont fait en sorte et continuent à faire en sorte que ce soit le cas.

Mais surtout quel pouvoir peut détenir le peuple souverain quand on lui enlève, très progressivement, le contrôle sur sa monnaie, sur ses banques, sur ses matières premières, sur l’eau, sur l’électricité, sur l’acier, sur les transports, les services publics?… Et tout ça au profit de multinationales qui n’ont aucune obligation de patriotisme.

Pourquoi voter si au final on se retrouve dans la rue aux côtés de nos élus, partageant la même impuissance que 200 ouvriers bientôt au chômage?

Nous avons proposé un autre modèle et une autre Europe. Nous n’avons pas convaincu. Le peuple de gauche ne croit pas que nous soyons capables de changer l’Europe et de lutter, dans l’état actuel des choses, contre la puissance de ces multinationales, et je le comprends même si j’ai un tout autre avis. Le peuple de gauche, et pas seulement lui, ne croit plus en ce semblant de démocratie.

Il va nous falloir l’entendre, et lui apporter les réponses, les espoirs et les actes qu’il attend, légitimement.

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Maintenant, ça suffit! Manifestation à Paris le 12 avril 2014

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Le 18 mars, dans la rue aussi pour l’École du peuple !

 Le Parti de Gauche soutient pleinement la grève interprofessionnelle du 18 mars 2014. Il lance un appel à une large mobilisation pour faire de cette journée un succès indiscutable.

Le monde de l’éducation doit y prendre toute sa place. L’École est en effet touchée par l’offensive globale. L’ensemble des personnels lient la lutte générale pour l’augmentation des salaires dans le public comme dans le privé et la relance de l’emploi avec la nécessaire mobilisation contre les projets Peillon visant à briser le statut national des professeurs.

Les projets ministériels cherchent à disloquer l’école publique et à réduire son coût dans la logique des politiques d’austérité confirmées par le pacte de responsabilité par deux moyens : l’augmentation de la charge de travail des enseignants et leur soumission au « projet d’établissement » lié au « contrat d’objectif » avec les collectivités territoriales, conduisant à la territorialisation de l’enseignement. Les décrets actuels, définissant les obligations de service en termes d’heures de cours, représentent au contraire un rempart pour limiter l’accumulation de tâches inutiles et contrer le zèle des potentats locaux. Tous ces projets ne peuvent que conduire à une dégradation de la transmission des savoirs. Il s’agit bien d’une entreprise planifiée pour vider l’enseignement public de sa substance et in fine déqualifier massivement la jeunesse du peuple.

La récente et vigoureuse résistance d’une partie des enseignants, dont ceux de classes préparatoires, face à l’attaque générale contre le statut des enseignants et la baisse salariale immédiate, montre qu’il est possible de créer un rapport de force obligeant le gouvernement à reculer. Après avoir dû temporiser, Peillon a repris l’initiative en dévoilant la nouvelle version des « fiches métiers » qui servira de base à son projet de décret qu’il doit présenter le 27 mars.

Le Parti de Gauche appelle à une prise de conscience du secteur de l’Éducation à l’occasion de la grève interprofessionnelle du mardi 18 mars 2014. La résistance doit être à l’ordre du jour pour manifester son opposition sans équivoque à la politique gouvernementale.

Pour la Commission nationale Education du PG,

Francis DASPE et Yann SALMON

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Assemblée citoyenne à La Louvière

Louvière 2014

Sur son blog, J.L. Mélenchon écrit le 28 février 2012 :

« A l’heure où tout a vocation à être marchandisé par les tenants du libéralisme effréné, il reste des acteurs pour proposer un autre modèle où le bien être des êtres humains est la valeur fondatrice » 

Nous sommes quelques uns de ces acteurs qui avons l’ambition de résister.

Le 16 janvier 2014 Jean Luc Mélenchon écrit :

« Nous croyons que tout le monde sait comme nous et nous sous estimons les effets de démoralisation collective de tous ceux qui découvrent la réalité. »

« Quand Hollande répète le catéchisme libéral sans démonstration, en assénant comme des évidences des refrains idéologiques pris chez nos adversaires, il conforte l’idéologie dominante et les préjugés de notre temps d’obscurantisme. C’est cela que nous payons le plus cher ensuite. Cela provoque tant de résignation, tant de conformisme. »

Notre résistance, c’est d’abord le refus de la résignation. A ceux qui geignent « c’est tous les mêmes » «on peut rien faire », notre mot d’ordre est clair : Nous, on peut.

Le 11 janvier 2014, en guise d’étrennes, Jean Luc Mélenchon indiquait des pistes de travail

« L’essentiel : le travail d’auto-éducation populaire de masse. Il s’agit de changer le contenu de la richesse productive, donc, en amont la formation du désir et du besoin, toutes choses qui se règlent par la formation d’une conscience humaine élargie. »

Notre assemblée citoyenne s’inscrit dans ce programme d’auto-éducation : non le peuple n’est pas une masse brutale et ignorante, Jean Luc Mélenchon le souligne dans nombre de ses discours lorsqu’il s’adresse aux militants et « au peuple conscient, au peuple instruit ».

 Malgré les fausses évidences politico-économiques scandées par toute la droite de droite et par toute la droite de gauche, relayées par des moyens médiatiques toujours plus massivement menteurs et manipulateurs, les gens, parce qu’ils le vivent au quotidien, savent que la politique de l’oligarchie brise leurs vies, leurs cadres de vie, leurs solidarités élémentaires.

Les gens n’ont pas tous lu l’idéologie allemande que Marx et Engels ont écrit en 1845-46, un texte fondateur qui explique comment « la grand industrie –nous dirions aujourd’hui les multinationales- créa une classe qui a les mêmes intérêts dans toutes les nations ». Ils ajoutaient « Cependant cela n’arrête pas le mouvement de classe du prolétariat puisque les ouvriers exclus de la grande industrie sont réduits à des conditions d’existence pires … », armée industrielle de réserve, tenue dans la misère, afin d’être toujours disponible pour la demande capitaliste. Le peuple n’a pas lu ces textes qui permettent de comprendre en profondeur la marche du capitalisme et de ses contradictions, mais il sait, parfois confusément, parfois très lucidement, que la lutte des classes est plus féroce que jamais.

 Il lui suffit de noter les soutiens à la politique de Hollande qui reprend et approfondit la RGPP de Sarkozy : par exemple, M. Jean Paul AGON, PDG de l’Oréal, qui touche 4 millions d’euros par an (330 000 par mois, 11 000 par jour soit 9 smic !) ou M. Henri de CASTRIES, PDG d’Axa qui reçoit, lui, 3 millions 2 (8700 par jours, 7 smic !).

Le peuple sait bien que l’austérité c’est d’abord une politique, une politique de classe qui l’agresse et veut le soumettre.

L’austérité c’est la dernière offensive, le dernier choc de l’oligarchie contre les peuples. Tout est bon désormais pour renforcer le pouvoir de l’oligarchie aux dépens du domaine public, pour imposer par la violence et la sidération une société capitaliste encore plus réactionnaire, encore plus anti-démocratique.

Il s’agit de réduire à néant toutes les réactions du corps social.

Voilà pourquoi nous sommes réellement en résistance : nous voulons dénoncer et combattre.

L’austérité n’est qu’une stratégie politique qui par sa brutalité tend à provoquer une telle sidération de l’opinion qu’elle espère triompher sans rencontrer de résistance, en imposant son dogme et ses fausses évidences, en imposant sa dictature. On l’a vu en Belgique et en France avec les affaires Mittal, on le voit tous les jours avec les plans de licenciements, la dictature austéritaire s’emploie à briser toutes les résistances.

L’austérité, c’est l’accroissement du pouvoir et des avantages de l’oligarchie, c’est l’appauvrissement pour le reste de la population : aux uns le bonus, les bénéfices, les spéculations, aux autres la baisse des rémunérations, le chômage, l’augmentation des impôts, des tarifs et des taxes.

Mais l’austérité c’est aussi, peut-être surtout, une agression contre nos libertés démocratiques formelles. C’est le mépris de la souveraineté, même formelle, du peuple et de sa volonté

L’austérité, c’est la mise hors jeu des parlements nationaux par les diktats supra-nationaux.

C’est, en France, la mise hors jeu du parlement menacé d’être remplacé par un gouvernement par ordonnances.

C’est, en France, un retour à l’administration de l’Ancien Régime d’avant la Constituante qui avait promu un cadre administratif rapprochant citoyens et état.

C’est, en France, une dérive vers un état fédéral où l’on peut prévoir l’explosion des inégalités territoriales.

C’est, en France, la négation du résultat des élections : une majorité de citoyens vote pour une autre politique, les élus lui resservent le même plat.

C’est, en France et ailleurs, la difficulté toujours plus forte pour les partis du peuple de financer les campagnes électorales.

C’est, en France, la suppression des referendums lorsqu’il s’agit de réorganiser les territoires.

C’est, en France, la suppression des élections prud’homales.

C’est, en France, la menace grandissante des systèmes de protection sociale

C’est, en France, le renforcement du contrat individuel contre la force de la loi.

C’est, en France et ailleurs, par la flexibilisation, par les temps partiels, l’interdiction faite au peuple de disposer de son temps libre

C’est, en France et ailleurs, le saccage généralisé des services publics, de l’école via le triomphe de l’enseignement de l’ignorance

Bref, l’austérité, c’est, dans tous les domaines, un renforcement de l’aliénation, de la soumission obligée et contrainte. Il s’agit bel et bien d’une dictature de la classe qui possède tous les leviers, qui commande à sa guise selon ses seuls intérêts de classe.

Vous faut-il une preuve encore ? Si vous le souhaitez nous parlerons du secret qui entoure la négociation de partenariat transatlantique, comme nous parlerons du secret qui a entouré l’accord commercial entre le Canada et l’UE.

Que faire ? Lénine a répondu à cette question :

« Une élévation de l’activité de la masse ouvrière n’est possible que si nous ne nous bornons pas à l’agitation politique sur le terrain économique. Or, l’une des conditions essentielles de l’extension nécessaire de l’agitation politique, c’est d’organiser des révélations politiques dans tous les domaines. Seules ces révélations peuvent former la conscience politique et susciter l’activité révolutionnaire des masses. »

C’est parce qu’ils craignent et redoutent les révélations politiques que les oligarques et les belles personnes, leurs porte-voix, présentent les classes populaires qui se mobilisent comme les vieux restes d’un monde défait à jamais. A chaque réplique populaire, ils s’attaquent aux têtes dures, aux syndicalistes à qui ils refusent toute amnistie. A chaque sursaut populaire, à chaque indignation populaire, ils se relaient pour scander « Populisme ! ».

« Populisme ». A nous de bien écouter, de bien entendre. Les révolutionnaires chinois le disaient : « être attaqué par l’ennemi est une bonne et non une mauvaise chose ». Cette notion de populisme, élaborée à la fin du XIXème, par une bourgeoisie effrayée par la Commune de Paris, invente une image du peuple sous la forme de foules ignorantes, impressionnées par les mots crus et drus de « meneurs ». Ceux qui scandent « populisme » agitent des fantômes, ils ne cherchent qu’à amalgamer l’idéemême du peuple démocratique à l’image de la foule dangereuse pour imposer cette conclusion : il faut s’en remettre à ceux qui gouvernent, toute contestation de leur légitimité et de leur intégrité est la porte ouverte aux totalitarismes. Comme si la dénonciation des Cahuzac était plus dangereuse pour la République que leur politique. Comme si le peuple était arriéré, incapable de comprendre les enjeux et la nécessité de construire un autre monde.

Certes les oligarques, leurs savants et leurs idéologues font tout pour abêtir le peuple, le divertir niaisement, le réduire au silence ou le contraindre à l’ignorance, manifestant ainsi leur haine de la démocratie en tant que limitation du pouvoir des autorités qui régissent le corps social. Un peu de démocratie, un peu de contrôle du pouvoir, c’est encore trop pour l’oligarchie. Un peu de démocratie, c’est déjà, pour la classe dirigeante, trop de liberté, trop d’égalité !

Car cette classe nous connaît, nous autres, nous, la canaille, comme on disait autrefois. A la racine de notre engagement, il y a ce que l’oligarchie redoute : notre volonté de liberté et d’égalité. Notre volonté émancipatrice de constituer, ici et maintenant, un corps, une manière de vivre, de penser, de parler qui ne soit pas ce que nous assigne notre naissance, notre condition, notre destination. Notre volonté émancipatrice de libérer chacun de la pression du besoin et de la domination d’autrui.

Notre volonté de liberté et d’égalité repose sur double libération :

. libération des contraintes physiques par une répartition des richesses telle que tous échappent à la pauvreté, au travail servile et aux malheurs qu’ils induisent.

.libération de l’oppression dictatoriale par un régime politique où les lois limitent le pouvoir des puissants.

« Il s’agit de changer en amont la formation du désir et du besoin » pour reprendre les mots de Jean Luc Mélenchon.

Nous, la canaille, nous ne sommes pas seulement une bête de somme, nous ne sommes pas une ressource, une marchandise : le peuple est capable de parler et d’agir, le peuple n’est pas une masse brutale et ignorante. Voilà pourquoi nous sommes rassemblés, voilà pourquoi notre alternative à l’austérité peut se dire en trois mots : Place au peuple ! 

Louvière 2014 public

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En route pour la marche de la révolution fiscale !

Le comité valenciennois-avesnois du Parti de gauche vous propose de vous rendre à la grande manifestation du 1er décembre en faveur d’une révolution fiscale à Paris. Pour cela, nous mettons à votre disposition un bus qui partira de :

  • Maubeuge hôtel de ville à 9h
  • Valenciennes Musée des beaux arts à 10h
  • Cambrai  Hotel de ville  à 10h30

20 euros : tarif ordinaire
5 euros : privés d’emploi et étudiants 

Contact auprès de la co-secrétaire du comité, Françoise Dupont : 07 81 89 55 13

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220e anniversaire de la victoire des armées de la République

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